JOUEZ AUX ÉCHECS!

BLUES

Pour qu’un coup soit bon aux échecs, il faut en tout cas qu’il y ait au moins deux raisons pour le faire, a dit Spassky le Magnifique, entre vodka et caviar. Et Bobby le pêcheur avait ajouté, le nez dans son Coca, qu’un bon coup, c’était surtout un coup qui permettait d’aller vers le but. 

Bobby Fischer 1972 & 2007

Oui, évidemment, là je pousse le cochonnet un peu loin! Boris et Bobby, ça ne dira rien à la jeunesse élevée au biberon Nintendo. Pas grave! Il faut simplement en retenir la transcription suivante:
1. Dénoncer, protester, s’indigner, etc., si ce n’est que pour dénoncer, protester et s’indigner, ce n’est pas suffisant. C’est de la gnognote, comme le disait le grand philosophe Gégène. C’est pas efficace. Ça ne mène à rien sinon à fabriquer de la pâtée pour les journalistes.

Vous avez entendu parler des FEMEN, ces petits bouts de femmes au courage sidérant et aux actions déclinées avec une créativité  débordante? Non? Alors regardez le film Je suis FEMEN. Pourquoi je vous en parle? Biscotte elles protestent – et c’est super! – mais ce n’est que ça!! Le monde qu’elles rêvent de contribuer à créer, il n’apparaît nulle part… Terrible faiblesse!

2. Il faut savoir ce qu’on vise, ce qu’on veut! Vous avez vu le regard du vieux Bobby?
Abattre un dictateur ne signifie pas installer la démocratie. Supprimer une injustice ne crée pas un état de droit. Détruire n’est pas construire. Or, la construction seule importe!
Mettre du rouge dans le noir ne fait pas un ciel bleu…
Et là, je vais me faire un café, puis courir au port prendre le bateau…
À beaucoup plus tard 🙂

PS: Pour ceux qui voudraient apprendre à jouer aux échecs, il y a un petit livre juste génial pour ça: il s’appelle Chess Positions, a été écrit par Alexander et a été publié par Penguin Books. 

CIEL BLEU ET CAFÉ NOIR

Ciel bleu et café noir est un petit blog pour le plaisir d’exprimer les idées, impressions et autres insectes cérébraux, quand ils passeront près de ma tasse de café ou dans le bleu du ciel, entre chauves-souris et libellules.

Ces pensées éphémères mais bien réelles naissent la plupart du temps lorsque le dégoût profond inspiré par certains aspects de notre monde se heurte au rêve éveillé d’un monde meilleur possible. Voir et dénoncer, d’un côté. Imaginer et décrire de l’autre.
Ce blog, ce sera probablement ça. Mais peut-être pas. Allez savoir…

ΗΕΛΛΗΝΙΚΟΣ ΚΑΦΕΣ – CAFÉ GREC

Un bon café sur la terrasse d’un kafenío, en Grèce, quoi de meilleur? C’est d’ailleurs l’évocation de cette sensation si délicieuse qui a donné son titre à ce blogue sans queue ni tête (ni cul), comme le disait vous savez qui. (Mais ça aurait pu tout aussi bien être François Cavanna ou Frédéric Dard. Paix à leur ânes!)

  François Cavanna & Frédéric Dard

Dans la foulée et en guise d’hommage, quelques citations de F. Dard qui transformeront n’importe quelle grisaille en ciel bleu:
« Ce n’est pas la misère qui provoque le besoin d’égalité, mais la richesse. »
« Le con ne perd jamais son temps. Il perd celui des autres. »
« Ce sont toujours les cons qui l’emportent. Question de surnombre ! »
« Ce qui console de la mort des amis, c’est qu’ils laissent des veuves. »
« C’est au moment de payer ses impôts qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas les moyens de s’offrir l’argent que l’on gagne. »
« L’illusion est trompeuse, mais la réalité l’est bien davantage. »

Et de Cavanna:
« La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne. »

Suite au prochain numéro… (peut-être) 😃

ΤΟ ΚΡΑΤΟΣ – LE POUVOIR

Noir encore. Pourtant dehors, aujourd’hui, il fait beau et le ciel est bleu. Mais dans la foulée des images d’hier, il y en a d’autres qui se sont bousculées dans mon espace mental, celles des portraits de politiciens que j’avais peints naguère.

TO KRATOS, le Pouvoir.
Il a un champ d’expression infini, mais pour notre malheur, il s’exerce de préférence à nos dépens.
L’immense théâtre des relations de dominant à dominé a une scène de prédilection, la politique, où la soif de pouvoir s’étanche selon des règles que les politiciens changent, ignorent, contournent en un jeu sans fin de mensonges et de trahisons.
Voulez-vous voir les visages des politiciens, tels qu’ils se révèlent dans la lumière crue de l’art brut?
En voici quelques uns:

Cacique 1
Éructation ravinée
Mépris baveux
Haleine avinée
Crachat de mots creux

Cacique 2
Attention obtuse
Entêtement enroché dans des certitudes millénaires, sexuées, reptiliennes et inquestionnables
La répression sera sanglante

Cacique 3
Oeil de verre, oeil de sang
Mots salivés
Sale hiver

Cacique 4
Noirceur des desseins
Étroitesse du point de vue
Pas de pensées
Pas de pitié

En voulez-vous d’autres? J’en ai toute une collection!

BLEU

Le bleu du ciel se décline de mille façons du bleu bleu au bleu blanc rouge, en passant par le bleu citron et le bleu thé, comme l’a dit si justement le grand philosophe Gégène dans son épitre aux Zoizeaux. Ses dix ciples ont ajouté qu’il faut en déduire que le ciel bleu n’existe pas, mais que ce n’est pas une raison pour ne pas y croire. À méditer comme Ilsedoit (le fou du roi Leopold II de Bavière).
Plus prosaïquement, après le noir des deux articles précédents, il faillait un peu de bleu pour qu’on ne sombre pas dans le noir du café. Et puis, aujourd’hui, c’est le jour de la Pâque des chrétiens. Il était donc de bon ton de parler de ciel. Dont tact.
Vivent les citations, les tentations, la bleue de Sion et le bleu de Prusse. Amen.

PRESSENTIMENT

Voilà… pas mal de temps s’est técoulé depuis le dernier article rédigé sur ce blog. Pourquoi? Mystère et Boule de Bâle, comme on dit à La Baule. Plusieurs voyages sont à caser dans cet espace de temps passé, et aussi des activités en plein air, puisque c’était l’été. Maintenant il pleut sans cesse. À l’intérieur, il fait bon, il y a du café chaud et l’ordinateur ronronne comme le chat (botté, avec le sale temps qui règne).

Pressentiment. Pourquoi ce mot s’est-il tapé sur mon clavier? – Écriture automatique!, dirait André le Breton ou son pote Philippe Sous-Pot (de chagrin).Plus sérieusement et plus contemporainement, le pressentiment qui s’est matérialisé sur mes touches est celui d’une imminente guerre mondiale. Les économies occidentales s’essoufflent, les dettes publiques enflent. – Seule solution, une guerre!, entend-on dans les banques, les chancelleries, les forums économiques et les bistrots. Il n’y a pas d’alternative, disent les chefs d’Etat en choeur. J’exagère? Mais débouchez vos oreilles! Ou alors les yeux, si vous ne savez pas entendre. Toutes les images de propagande assénées sur nos télévisions occidentales visent à nous faire haïr la Russie, car la guerre, ce sera contre elle – Elle incarne le Mal. Il va falloir l’éradiquer! Elle n’a rien fait? Peu importe! Comme s’il y avait besoin d’être coupable de quoi que ce soit! La Serbie avait-elle attaqué qui que ce soit ou même représenté une menace pour ses voisins? On l’a bombardée et détruite quand même. Parce qu’elle était le dernier pays socialiste d’Europe. Bombardée par l’Otan dont les pays membres européens étaient quasiment tous des prétendus socialistes, en réalité des valets du néo-libéralisme étasunien. Le scénario sera le même pour la Russie. Et si vous ne voyez toujours pas clair, voyez les dégâts déjà faits par l’Otan et la machine à déstabiliser les pays. Ça saute aux yeux: Égypte, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, Afghanistan, etc. Quel est le seul dénominateur commun de tous ces désastres? Les USA et l’Otan, leur bras armé.

Extension de l’OTAN en direction de la Russie entre 1990 et 2009

Mais la Russie, ce n’est pas la Serbie et la guerre que veulent les Etats-Unis sera mondiale, parce que l’agression, là, sera juste trop grosse. Toutes les guerres mondiales ont été précédées de jours où ce n’était pas encore la guerre, où on ne pouvait ou ne voulait imaginer la monstruosité qui se préparait dans les coulisses! Sommes-nous dans une période semblable? Tout porte à croire que oui. Et c’est désespérant, car comment arrêter l’inexorable marche vers la guerre? En allant boire un café très noir en attendant que le ciel passe au bleu?

PS: vous voulez un petit document instructif à lire? Voici un projet de loi du Sénat américain qui illustrera bien cet article. 

LES USA, UN SI BEAU MODÈLE DE SOCIÉTÉ

Ce qui va suivre est un souvenir du blog Ciel bleu et Café noir de ses débuts, en 2014. Le temps a passé mais il est bon de ne pas oublier cerrtains chiffres…
Source: Investig’action  et alii/ Illustrations: Yace

Qu’est-ce qui caractérise la société US, dont rêve le monde entier?

Réponse en dix points:
1. SALAIRES: – 25%
Depuis 1990, les salaires US ont fortement baissé: jusqu’à 25 % chez les travailleurs non qualifiés. Même en cumulant 3 ou 4 petits jobs, on reste un « working poor ».
Et ça ne s’arrête pas de dégringoler: sous le mandat de Barack Obama les bas salaires ont encore baissé de 8%.
 
 
2. CHÔMAGE: 24 MILLIONS DE CHÔMEURS!
Camouflé par les statistiques officielles, le chômage – complet ou partiel – atteint en réalité 20% de la population active. Le double, chez les non-blancs!

LE PRINCIPE DE LUCIE FER

Sacrée Lucie! Lucy in the Sky with Diamonds chantaient les Beatles à l’époque. Bons souvenirs….

Si vous aimez les diamants qui brillent au firmament de l’intelligence, vous aurez apprécié les élucubrations de Clinton Richard Dawkins, forcément.

Mais savez-vous qui a été bien plus loin et écrit le seul bouquin qui vous ouvrira vraiment les yeux sur les mécanismes qui installent la pensée unique? Howard Bloom. Et le livre, c’est le Principe de Lucifer.

Voilà… petite pause pendant que vous lisez le livre. Mille pages pas sionnantes: sidérantes!

Vous avez lu?
Votre connaissance des systèmes a fait un bond prodigieux et vous comprenez donc désormais comment se propagent les comportements.

La question est maintenant: comment influencer ce mécanisme et le faire dévier vers autre chose, vers la construction d’un monde meilleur, par exemple, un monde avec plus de BLEU?